« LES TEMPS SONT REVOLUES, LA MUSIQUE MODERNE BURUNDAISE DEVRAIT SE TROUVER UNE IDENTITE»

La grandeur tout comme l’estime d’un pays parmi le concert des nations s’obtiennent de différentes voies mais l’une des voies les plus ultimes et incontestables est la façon dont les mœurs et la culture de ce pays parviennent à s’identifier dans ce monde moderne avec une grande finesse : de sorte que la culture puise à la source d’une multitude de culture qui s’offre à elle mais qu’elle garde sa propre marque. Il est fondamental qu’une culture ne s’enferme pas et évite de se prendre au piège par une société qui se veut moderne et qui n’accepte pas de se faire freiner par une culture qui n’évolue pas.

La musique moderne burundaise peut rendre une fière chandelle à notre chère patrie ; Elle est la colonne vertébrale de notre culture. Elle se doit être originale, reflétant une identité nationale. Tout cela était au sommet d’un point de presse de ce mercredi 7/01/2015 au Palais des arts et de la culture organisé par Monseigneur Justin BARASANANIKIYE l’une des perles rare de l’histoire de la musique burundaise avec comme thème : « Principe d’appui des Styles/ Genres musicaux burundais »

                   Beau nombre d’acteur et de mélomane de la musique moderne actuel pense que ce que les personnes de la génération de Monseigneur (ancien membre et chef d’orchestre pour un temps de l’orchestre nationale dont était les Nikiza David, Tchanjo Hamisi,….) appartiennent à l’histoire et ne peuvent qu’assister à la débandade de notre cher musique moderne. «Notre musique moderne actuel n’est qu’un forclore. Elle n’est qu’un tas sans aucune signification ni marque burundaise » a-t-il affirmé.

                 Les plus grands chanteurs Africain dont le monde se souvienne et se souviendra sont ceux qui ont pu imposer leur propre tempo inspiré de leur racine culturel avec un mixage de modernité pour en faire un style et genre musical digne d’être sur la scène international. Les exemples sont palpables des musiciens Africain qui ont pu produire leur genre musical et vendre des millions d’album : il s’agit du grand Fella Kuti avec son Afro beat, le sénégalais Youssou N’dour et son mbalaxe, le malien Salif Keita, le camerounais Manou Dibango avec son Soul Makosa. Mais quand on vient au BURUNDI, on ne trouve aucun genre propre à nous.

                 Cette absence d’un genre ou style de musique burundais est le fait que les musiciens ou chanteurs de la génération de Monseigneur n’ont pas pu transmettre cet héritage aux générations suivantes mais portant l’intention était là. Pendant la conférence Monseigneur a rappelé certaines paroles de Tchanjo Hamisi : «La seul raison pour laquelle je veux être membre de l’orchestre, est de pouvoir produire un style/ genre musical imprimant une identité burundaise en m’inspirant des qualités poétique et lyrique de nos ancêtres. ». Nul ne doute de la véracité de ses mots et du travail qu’a accompli cet icone de la musique burundaise mais le temps l’a rattrapé et n’a pas pu finir son rêve.

                     Il est du devoir de tout chanteur et musicien burundais de continuer le chemin déjà parcouru par Nikiza David, Tchanjo Hamisi,…. Parce que sans une musique portant une identité national, notre musique est contrainte de survivre et de subir une domination d’autres variétés biens mises au point tandis qu’avec une musique bien propre à nous ils pourront vendre des millions d’album et dire Bonjour à la richesse, ce qui aura sans doute une répercussion bien positive sur notre économie en quête d’innovation et d’autre débouché.

                     Un travail de longue haleine devra se faire par tout un chacun : Gouvernement du BURUNDI, producteur, arrangeur, musiciens et chanteurs, journaliste pour veiller à ce que ce programme ne soit que veine utopie.  

Auteur :

The Um fashion