QUE FAIRE : CORRIGER OU PUNIR ?

Dans sa grande sagesse Einstein a dit un jour : « Le jour où la technologie dépassera les interactions humaines, le monde connaitra alors une génération d’idiot. » Aujourd’hui dans ce bas monde, les relations humaines ont été remplacées par un écran tactile et même l’éducation des enfants en tire des conséquences énormes.

Depuis quelques années un ensemble de loi connu sous le nom de droit de l’enfant a été l’objet de plusieurs conférences internationales. Ces droits protègent les enfants contre toute forme de maltraitance ou d’injustice. Mais qu’apportent-ils de bons ou de mal ?

Dans les crises socio-politiques qui secoué la plupart des pays africains, les enfants ont été beaucoup utilisés en tant qu’enfants soldats et des travaux forcés et fatiguant ont été infligé aux jeunes enfants. Grâce à ces conventions des droits de l’enfant ces actes sont punis par la loi internationale.

Mais en Afrique on a aussi une tradition qui impose une éducation dure basée essentiellement sur le respect des ainés. Mais ces mêmes droits interdisent les parents et éducateurs d’user certaine méthode pour corriger les enfants. Dans les écoles occidentales, la chicote a été banni et cela est en train d’être incorporé dans nos écoles. Alors, est-ce positif ou négatif ?

« La chicote n’est pas mauvaise tant qu’on l’utilise pour corriger mais pas pour torturer un enfant. Ça lui fait mal mais ça lui fait peur surtout. Tant qu’il sait qu’il risque la chicote s’il se comporte mal, il n’aura d’autre choix que de se ranger. » Ainsi est l’avis d’une institutrice à l’école primaire de Gihosha.  

Pierre Claver MBONIMPA, le plus célèbre défenseur des droits de l’homme du Burundi, a un tout autre avis : « Je n’ai jamais touché un seul cheveux de mes enfants. Et loin de là, ils ne sont pas les enfants les moins éduqués. A l’époque où je vivais dans la commune de Buyenzi, j’ai un jour convoqué une réunion des parents de l’entourage pour leur expliquer que la façon dont il traitait était la raison de leur mauvais comportement croissants.  » Selon, M. Mbonimpa, si l’enfant est toujours battu il finit par s’y habitué et continue à sombrer par simple révolte.

Les contrastes ne sont pas seulement dans les points de vue des gens mais aussi dans les adages des burundais. « Inkoni ishikira ntishikira igufa » et « Ukudahana imbwa bigwiza imisega ».Alors que faire si de nos jours les enfants refusent d’obéir à leurs ainés parce que leurs droits leur permettent de le faire. « Il est vrai que les enfants que les enfants ont des droits qui doivent être respectés mais qu’ils se souviennent qu’ils ont des devoirs. » a dit le comédien congolais Pie Tshibanda.

Auteur :

The Um fashion