JOURNALISTE SE CONFOND AVEC TERRORISTE !!!!

Journaliste, un mot qui agace de plus en plus les différents gouvernements qui semblent vouloir les opprimés. A commencer par le nôtre qui vient d’incarcérer Bob Rugurika (Directeur de la Radio Public Africaine) en violant toute loi ainsi faisant valoir aux yeux de tout le monde l’instrumentalisation de la justice. Surement contagieux ce sentiment d’oppression que les britanniques eux aussi s’en donnent de tout cœur.

D'après le journal britannique (The Guardian) Les journalistes et reporters de tous types de média d'actualité représentent une potentielle menace pour la sécurité. C'est en tout cas ce qui serait mentionné sur l'un des documents du service du renseignement britannique, la Gouvernement Communication Headquarters (GCHQ), documents exfiltrés par le lanceur d'alertes Edward Snowden et consultés par Le Guardian.

Certains journalistes anglo-saxons, et plus précisément "les journalistes d'investigation spécialisés dans les questions de défense" seraient en effet recensés sur une liste d'individus jugés dangereux, entre hackers et terroristes.

Une matrice liste ainsi les journalistes en fonction de leur potentiel d'action (capability), et le degré de priorité avec lequel ils doivent être considérés, rapporte The Guardian. Un individu noté deux sur cinq en matière de potentiel d'action et trois sur cinq en termes de priorité représente finalement un "faible risque".

Les terroristes, classés immédiatement au-dessus des journalistes d'investigation sur la liste et présentant un potentiel d'action évalué à quatre sur cinq, mais avec une priorité de deux sur cinq, représentent en revanche un "risque modéré", reporte The Guardian.

Le document précise que "tous les journalistes qui tentent, d'une façon formelle ou informelle, d'obtenir des informations officielles protégées doivent être immédiatement signalés", en tant que "source de menaces".

En novembre 2008, la CGHQ aurait également mis la main sur 70.000 e-mails reçus ou envoyés par des journalistes de rédactions anglophones et françaises. The Guardian, qui fait partie de la liste des média concernés, mentionne notamment la BBC, Reuters, The New York Times, Le Monde, The Sun, NBC et The Washington Post. Certaines de ces correspondances, interceptées en l'espace de dix minutes, auraient été partagées avec l'ensemble des services de l'agence de renseignement britannique, cependant les journalistes n'auraient pas été ciblés intentionnellement

Ces révélations sont une attaque de plus à la liberté d'expression, alors que la presse britannique exige un cadre réglementaire plus strict sur l'usage par la police de son pouvoir de surveillance. Mieux protéger la liberté d'expression est surement les mots à souhaiter devant tous ses mesquineries.

Auteur :

The Um fashion